2,3,4 et 5 octobre 2014
 

LE NEPAL SE LIVRE A VOUS
 

CHAUDFONTAINE

 

 

LAMA NGAWANG KUNGA BISTAest originaire de l’ancien royaume du Mustang, aujourd’hui devenu un un des districts du Népal. Le Mustang se trouve tout au nord du pays et fait frontière avec le Tibet (Chine). GD_03878-2793650392-OLe moins que l’on puisse dire, c’est que Lama Ngawang est un moine socialement très engagé pour sa région. Il est l’initiateur-fondateur d’un ambitieux projet d’éducation qui a pris corps au travers de la “Great Compassion Boarding School”€ à Lo-Manthang, la capitale du Mustang. Il a fondé son école hors du monastère afin de permettre aux filles d’également accéder à l’éducation. Il est aussi à l’origine de plusieurs projets de développement pour cette région qui est l’une des plus reculées et des plus pauvres au monde.

Le parcours du Lama

Tout jeune garçon, Lama Ngawang a été placé au monastèe de Lo-Manthang. Dès l’âge de 6 ans, et comme beaucoup de jeunes garçons de la région, ses parents décident de l’envoyer dans un monastère tibétain en Inde. Ils croient bien faire en assurant ainsi une meilleure éducation pour leur fils. Au monastère, le jeune Ngawang apprendra la langue tibétaine et fera tout le parcours que font les moines. Mais il souffre beaucoup de cet éloignement forcé, et de l’absence de contact avec sa famille. Il faut en effet réaliser quel choc peut être pareil éloignement : le Mustang est situé à une altitude qui oscille en permanence entre 3000 et 5000 mètres, il est très sec, aride même, et la température y est très froide, sauf en été. En Inde, le jeune Ngawang est confronté à des températures de l’ordre de 40° et une forte humidité.

C’est là que déjà  son projet prend corps : le jeune moine se jure de revenir un jour au Mustang et de fonder une école au monastère dont il est issu, afin d’éviter la souffrance qui est la sienne aux jeunes qui le suivront.

Lorsqu’il atteint l’âge de ses 18 ans, le jeune Ngawang reçoit la visite de sa maman qu’il n’a plus vue depuis son départ en Inde. A l’occasion de son anniversaire, elle lui a donné quelques centaines de roupies. C’est avec cette somme et la complicité d’un lama qu’il parviendra à s’échapper€ du monastère et à rejoindre le Mustang.

De retour au monastère de Choede (Lo-Manthang), le jeune Ngawang devient Lama et propose à son supérieur de fonder une école au monastère, afin d’éviter aux jeunes du Mustang l’exil qu’il a connu. Son projet est accepté et il le met rapidement en oeuvre. Mais très vite, il fait un constat : les jeunes élèves ne font pas leurs devoirs et ne travaillent pas chez eux. Ils progressent donc très difficilement. Son analyse lui en révèle l’explication principale : les mamans n’ont reçu aucune éducation et sont même souvent illettrées. Elles ne peuvent donc aider leurs enfants... La conclusion est claire et limpide : pour réussir son projet éducatif, Lama Ngawang doit d’abord et avant tout éduquer les filles. Il en demande l’autorisation au supérieur du Monastère, mais celui-ci refuse... Qu’à cela ne tienne, Lama Ngawang est déterminé.

Comme beaucoup de moines, il croise dans les petites rues de Lo-Manthang nombre de touristes, pour la plupart trekkeurs, venus découvrir le Mustang et sa culture. Avec détermination, il a appris seul l’anglais et cela lui permet d’entrer en communication avec eux, et surtout de leur parler de son projet d’éducation. Il se fera ainsi un très bon ami allemand, décidé à l’aider. C’est lui qui l’invitera pour la première fois à venir en Europe pour lever des fonds. Lama Ngawang fera son premier mandala à Hambourg. A cette occasion, il rencontre Elisabeth Erne, une dame venue de Suisse pour admirer le mandala. Elle est très touchée par ses projets et elle l’invite à venir faire le mandala en Suisse. Par la suite, elle fonde une organisation,  L’Himalaya’s Children Foundation, avec laquelle elle financera la construction de bâtiments, d’abord à Lo-Manthang, puis à  Pokhara. Aujourd’hui, l’école accueille quelque 230 enfants, et depuis 2011, les premiers à avoir accompli le cycle complet d’études en sont sortis. Il se sont lancés dans les études supérieures et sont hébergés dans une maison dédiée à cette fin : le ”10+2 Hostel”€.

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La pratique du mandala

La réalisation d’un mandala de sable est une pratique qui a lieu habituellement dans les monastères, et qui regroupe plusieurs moines absorbés dans cette pratique méditative. Au delà de ses propriétés particulières selon le type de mandala qui est réalisé, le but est aussi d’illustrer l’impermanence des choses et le non attachement, deux notions fondamentales dans la philosophie bouddhiste. C’est la raison pour laquelle aussitôt le mandala terminé, il est dissout et versé à la rivière la plus proche pour en répandre les bénéfices.

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Il existe plusieurs types de mandalas, et bon nombre d’entre eux ne peuvent être vus et contemplés que par les seuls initiés, à savoir les moines. D’autres peuvent être contemplés par un public plus large, tels ceux d’Avalokitechvara (bouddha de la compassion), Menla (bouddha de la médecine) ou encore Tara (purification). Voir la réalisation d’un mandala est donc une aubaine particulièrement rare et aupicieuse ici en Belgique. En plus, il est dit que le mandala est très bénéfique pour qui le contemple. Enfin, sur le plan purement artistique, un mandala de sable est une réalisation particulièrement singulière qu’il convient de ne pas rater.

Un mandala de sable à Chaudfontaine.

Réaliser un mandala est une manière pour le Lama de donner quelque chose de bénéfique à ceux qui souhaitent l’aider dans ses projets. C’est un principe qui émane directement de la sagesse bouddhiste.

C’est désormais un événement majeur et unique: à l’invitation des organisateurs, et durant quatre jours, du 2 au 5 octobre 2014, Lama Ngawang réalisera pour la première fois à Chaudfontaine un mandala de sable de 1,8 m x 1,8 m. réalisera plus que probablement le mandala d’Avalokitechvara, partant du constat que nous souffrons beaucoup de l’attachement en Occident, et qu’une voie possible pour s’en libérer est de travailler au développement de la compassion.

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Dans le but de soutenir ses projets, et plus particulièrement le volet éducation au Mustang, il réalisera  seul  cette opération complexe. Nous vous espérons extrêmement nombreux à venir admirer cette belle oeuvre tout en profitant de l’atmosphère de sérénité qui s’en dégage. Nous vous en remercions vivement tout comme nous remercions Lama Ngawang, dont chacun pourra apprécier la dextérité, la précision, la concentration, la patience et aussi... l’humour. Nous vous invitons à le soutenir et à soutenir ses projets. Plusieurs manières de le faire vous seront proposées sur place lors de l’événement par l’asbl Ouvertures et Mieux-Etre (OME), dont les activités sont destinées à soutenir les projets de Lama Ngawang..

Ouvertures et Mieux-Etre asbl
Pays d'Ourthe Amblève
Foyer Culturel de Chaudfontaine

Cette manifestation est placée sous l'égide de l'Échevinat de la Culture, avec le soutien de la Province de Liége et de son service des Affaires Culturelles

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